25 janvier 2026

Petite éclate cyanotypée

Il y a des techniques qui rendent heureux, vraiment. Parmi elles, le cyanotype, découvert il y a quatre ou cinq ans dans un cours de Paris Ateliers de Brenda Hoffmann. Quelques herbes, un spalter, une préparation chimique savante et du papier aquarelle composaient le kit de départ. La lumière de l'insoleuse, la sorcellerie. En bonne assistée, j'avais observé, puis singé les gestes. Et magie ! Tout était né sous nos yeux, de ce bleu irrésistible qu'une goutte d'eau oxygénée radicalise en un bleu puissant : le bleu de Prusse. Cette fois, j'ai retrouvé les négatifs de quelques portraits de Louis Aragon et d'Elsa Triolet, faits à l'encre de Chine il y a ... trois ans environ. Le papier aquarelle est ici le meilleur qui soit, un Canson à l'emballage rose, lisse, résistant aux multiples rinçages nécessaires pour ôter le superflu chimique jaune. Mon système d'insoleuse crée des accidents intéressants, comme des dégradés d'arrière-plan, toujours une bonne surprise. Voilà, ça sèche tranquillou avant d'être pressé sous des tomes du Robert de la langue française. Puis envoyé à bonne adresse.

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