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13 mai 2026
Sténopés sur un banc
Nous nous sommes retrouvés à l'entrée du jardin, côté Boulevard Saint-Michel. Ma mémoire, sur le coup, n'a pas été décalquer ce jour de septembre, tiède et multicolore, traversé d'éclats de lumière, où tout semblait extrait d'une photo de Saul Leiter. Ni cet autre moment, antérieur d'ailleurs, détrempé, jaune. Sol irrégulier, bogues creuses, marrons en pagaille. Non. Nous sommes au printemps, un printemps tout neuf, où tout est à vivre. Le ciel lourd, chargé de pluie froide : telle était la toile de fond de la soirée qui rassemblait les étudiants en photographie autour du professeur, vêtu d'un K-Way fluorescent. Nous avons sorti nos sténopés, fabriqués quelques semaines avant à partir de boîtes de thé. Et chacun d'aller faire sa photo. Je n'ai pas tarder à quitter le Sénat, son bassin pour retrouver des allées moins accessibles.
J'avais en poche trois sténopés, déposés respectivement sur un banc, une corniche, une chaise.
Nous développerons ça dans quelques jours.
Pour l'heure, je dois semer au plus vite des graines de nigelle de Damas, dont le feuillage aéré me charme, les fleurs bijou me font rêver.
Côté musique, j'ai Casse-têtes d'Yves Montand... en tête, Rue Saint-Vincent de Patachou et Monsieur William, de Léo Ferré, par Philippe Léotard, car j'ai parlé chansons de crimes avec une copine musicienne. En première intention, car après vient Sorry Angel et Marilou repose sous la neige, de Gainsbourg. De toutes, Casse-têtes est ce soir ma préférence. Récemment, mon amie a chanté Le Miroir brisé, dans le cadre d'un festival Prévert. C'est si beau !
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