06 mars 2026
Athènes, de marbre frissonnante
Rassurés par l'issue du périple de notre fils, nous avons pu ce soir commencer vraiment à nous sentir en vacances. Le vieux cimetière d'Athènes, non loin du stade olympique : telle a été notre première vraie découverte. Immense, doté de plusieurs parcelles, il s'ouvre sur un secteur dit de luxe, à la statuaire raffinée. La végétation méditerranéenne, les volumes mêmes du site en font un lieu agréable.
Des caveaux monumentaux, des dizaines de bustes de notables, de gradés militaires, parfois d'enfants ou de bébés. Des gisants ou des petites Acropoles en marbre blanc. En offrande, des fleurs séchées, des anémones opulentes. Le reflet d'une bourgeoisie athénienne de la fin du XIXe siècle, bien installée.
Il y a chez les chats d'Athènes et plus largement chez tous les chats du monde deux catégories : ceux qui se méfient de nous, et trottent menu, oreilles en arrière, pour nous éviter. Et ceux qui nous cherchent, qui nous collent. Ici Yorgos Sconimélanis, un jeune chat de cimetière, dont on se doute qu'il restera sa vie durant dans ce jardin éternel.
Aux abords de ce cimetière, plusieurs entreprises poursuivent l'œuvre de leurs aînés, la sculpture funéraire.
Pour le reste, nous retrouvons nos marques dans la ville.
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