25 mars 2026
Des images, se faire des films
Parmi les images cinématographiques qui m'ont le plus impressionnées et qui m'ont donné envie de faire des photos, figure le dernier quart de Tirez sur le pianiste ! Charbonneux au début, le film devient de plus en plus clair : le drame n'en est que plus impactant. Les cadrages me rappellent ceux de Vallotton, notamment ceux de ses lithographies. J'ai lu tout récemment que Truffaut avait décidé d'adapter le roman de David Goodis pour cette tanière perdue dans la neige. Extrait : "Lentement il se mit à avancer à travers la clairière. La nuit était si noire qu'il distinguait à peine les contours de la maison. Il avait l'impression qu'elle était très éloignée et qu'il allait s'effondrer avant que d'y être arrivé. Péniblement, il se frayait un chemin à travers la neige. Les flocons descendaient toujours : le vent s'acharnait contre lui, cinglant sa figure, pénétrant sous son pardessus. Eddie eut envie de s'asseoir dans la neige pour souffler. Au même instant, un faisceau lumineux l'aveugla" etc.
Blow up figure aussi dans les films importants pour ma pratique photographique. Outre l'originalité du scenario, j'aime la représentation du photographe, ses nécessités, ses obsessions En suivant Thomas, je me dis : c'est exactement ça (la manière dont est traitée l'image argentique, l'importance d'agrandir une image, celle du détail, le moment où on doute de ce que l'on voit). Et puis la partie de tennis finale, surréaliste.
J'ajoute le grand oublié de cette liste cinéphile : Auggie, vendeur de cigarillos dans Brooklyn.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
un truc à ajouter ?