03 avril 2026

Tottori, la Seine et l'Attique

Le prof nous a parlé de la vie de Shoji Ueda, photographe japonais de Tottori. De son humour, de son humilité. Des dunes de son pays, son studio de prédilection. Puis il nous a montré ses photos. Je connaissais déjà Ueda, un ami m'ayant présenté son travail autrefois. Le prof a conclu son focus par un portrait qu'il avait fait de lui, à Arles, en marge des lieux d'exposition, des honneurs. J'aime notre prof, il est toujours très calme, patient. Et il a la dent dure, au point de couper les pattes parfois de la plus zélée de ses étudiants. Le portrait de Ueda est plutôt sympa. Maintenant, le prof a dit : Essayez de faire une photo à la Shoji Ueda. Mais une telle photo ne saurait se faire comme ça, d'un claquement de doigts. Donc j'ai cherché dans mes fichiers ce qui flirterait avec l'œuvre du maître japonais.
On verra bien ce qu'en dit le prof (en général ça se passe plutôt bien).
Ces deux images se ressemblent, dans leurs lignes. C'est un hasard. Elles ont été prises à quinze jours d'écart, à des kilomètres l'une de l'autre. Pour la première, il faisait anormalement doux pour un mois de février, je marchais dans Paris et j'étais encore en forme au moment du déclic. Pour la seconde, nous marchions depuis longtemps dans l'Attique. Des vendeurs faisaient griller du maïs et des marrons chauds à l'ombre. Des familles se baignaient, des gens pêchaient ou simplement s'étaient allongés au soleil du dimanche. C'était un 8 mars et j'avais quelques préoccupations. La mer les a recouvertes le temps de cette promenade.

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